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Hardimes fils, vire au guindeau Et n’dort qu’avec un oeil de clos Give me somme time to blow the man down. 4. Il donne Ă  boire Ă  ses matelots Hardi mes fils, vire au guindeau A grands cooups d’barre d’anspect dans l’dos Give me somme time to blow the man down. 5. Notre graisse aura mais pas les os Hardi mes fils, vire au guindeau Hardi les gars, vire au guindeau Good-bye farewell, Good-bye farewell Hardi, les gars, adieu Bordeaux Hourra Ô Mexico! Au Cap Horn il ne fera pas chaud Haul away, hĂ©, Oulatchalez A fair' la pĂȘche au cachalot HĂąl' matelot HĂ© ho hisse hĂ© ho! 2. Plus d'un y laissera sa peau Good-bye farewell, Good-bye farewell Adieu misĂšre adieu bateau Hourra Ô Mexico! Et nous irons Ă  Hardiles gars, vire au guindeau Good bye farewell, good bye farewell Hardi les gars, adieu Bordeaux Hourra ! oh Mexico ooo Au cap Horn, il ne fera pas chaud Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez A faire la pĂȘche au cachalot Hale matelot et ho hisse et ho. La suite des paroles ci-dessous . Plus d'un y laissera sa peau Good bye farewell, good bye farewell Adieu misĂšre, adieu bateau L'pont d'Morlaix» est un chant nĂ© Ă  la fin du XIXe siĂšcle. VĂ©ritable chanson Ă  hisser le foc, son rythme entraĂźnant ponctue la cadence des matelots dans leur besogne. Le commandant Hayet la classera mĂȘme parmi les 25 plus belles chansons du rĂ©pertoire de bord! «L'pont d'Morlaix» fait rĂ©fĂ©rence Ă  l'impressionnant viaduc, construit entre 1863 et 1865, sous Dansmon chemin j’ai rencontrĂ© Dans mon chemin j’ai rencontrĂ© Trois cavaliers fort bien montĂ©s Vous m’amusez toujours (refrain) Trois cavaliers fort bien montĂ©s. Deux Ă  cheval et l’autre Ă  pied. Celui Ă  pied m’a demandĂ©. Tu coucheras au poulailler. Avec une poule Ă  tes cĂŽtĂ©s. Tous les coqs viendront chier sur touĂ©. Rencontre Avec Joe Black Streaming Megavideo. 1. Hardi, les gars, vire au guindeau, Good bye, farewell, good bye, farewell, Hardi, les gars, adieu Bordeaux, Hourra, Oh Mexico, ho, ho, ho ! Au Cap Horn, il ne fera pas chaud, Haul away, hĂ©, oula tchalez, A faire la pĂȘche au cachalot, HĂąl' matelot, hĂ©, ho, hisse, hĂ©, ho ! 2. Plus d'un y laissera sa peau Good bye, farewell, good bye, farewell, Adieu misĂšre, adieu bateau, Hourra, Oh Mexico, ho, ho, ho ! Et nous irons Ă  Valparaiso, Haul away, hĂ©, oula tchalez, OĂč d'autres laisseront leurs os, HĂąl' matelot, hĂ©, ho, hisse, hĂ©, ho ! 3. Ceux qui reviendront pavillon haut, Good bye, farewell, good bye, farewell, C'est premier brin de matelot, Hourra, Oh Mexico, ho, ho, ho ! Pour la bordĂ©e ils seront Ă  flot. Haul away, hĂ©, oula tchalez, Bons pour le rack, la fille, le couteau HĂąl' matelot, hĂ©, ho, hisse, hĂ©, ho ! Auteur JoĂ«lle Deniot, Professeur de Sociologie, UniversitĂ© de Nantes, membre nommĂ©e du CNUDans la France d’avant la fracture 40-45, il y a des Ă©crivains fascinĂ©s par le music-hall. Il y a des poĂštes inspirĂ©s, bouleversĂ©s par les saltimbanques Certains se consumeront de passion, d’amour contrariĂ© pour les belles hĂ©roĂŻnes de la complainte rĂ©aliste de ce temps. C’est le cas de Robert Desnos, poĂšte surrĂ©aliste dissident qui aima Yvonne George qui s’illustra dans la chanson vĂ©cue, qui reprit, au grand dam d’Yvette Guilbert, des airs du folklore traditionnel sur les scĂšnes parisiennes. Yvonne George dont il ne reste pas que quelques traces sonores et quelques portraits tracĂ©s Ă  la plume ou au pinceau, c’est ce visage ardent peint par Van Dongen, cette silhouette longue théùtralement sertie de velours vert, cette voix de diseuse acerbe chantant les destins sombres des filles et des marins. L’orient de ta voix Yvonne George et Robert Desnos La voix, la peau, le regard, premiĂšres pulsions de contact, fantasmĂ©es dĂšs l’enfance. La voix qui porte la confidence. La voix qui Ă©rotise le secret des amants. L’amour deviendra chuchotement qui se perd dans les cheveux. Entre Ma voix, Sa voix, La voix se sont, avec Éros, tissĂ©s des liens lointains, complices et fascinants. Nous n’en traiterons, ici, ni de façon trop gĂ©nĂ©rale, ni de façon trop personnelle. Mais nous tenterons d’en atteindre une rĂ©alitĂ© topique »[1] Ă  travers l’analyse d’une rencontre, en ses lieux, temps et style minutieusement spĂ©cifiques. Rencontre de deux personnages, certes, assez discrets, largement oubliĂ©s, mais tout de mĂȘme, inscrits dans l’histoire et dans la lĂ©gende. Rencontre tĂ©moignant, alors, idĂ©alement, hĂ©roĂŻquement de cet Ă©tat oĂč l’amour Ă  la voix se mĂȘle. Nous sommes dans l’entre-deux-guerres. Nous sommes dans l’effervescence nocturne de Montparnasse. 1925. Elle, c’est Yvonne George, elle est chanteuse de music-hall. D’abord, il la contemple. Il reçoit la prĂ©sence douloureuse de sa voix. Lui, c’est Robert Desnos, il est poĂšte, tĂŽt venu au mouvement surrĂ©aliste dans les premiĂšres fiĂšvres expĂ©rimentales, celles des effusions verbales »[2] entre veille et sommeil, celle de l’écriture automatique. 1929. Elle, vient de mourir. Lui, attend que, du poĂšme, vraiment, vainement surgisse l’apparition de la mystĂ©rieuse vagabonde. J’ai rĂȘvĂ© de vous J’ai choisi comme thĂšme central de recherche, l’art fĂ©minin de la chanson de langue française. Je me suis d’abord portĂ©e vers le rĂ©pertoire rĂ©aliste de l’entre-deux-guerres. Berthe Sylva, FrĂ©hel, Damia, Marianne Oswald 
 Des voix perdues dans le bruit et le passĂ© du monde. J’ai Ă©coutĂ© ces sonoritĂ©s, ces paroles de nuit. Elles m’ont Ă©mue. Depuis, je les cherche. Depuis, je les dĂ©couvre. De traces discographiques en traces visuelles rares, de grappes de tĂ©moignages en indices Ă©clatĂ©s, je poursuis l’analyse rigoureuse et songeuse de ces fantĂŽmes aimĂ©s. Distant voices. Sur fragments d’archives plurielles et minces, je m’essaie Ă  capter, dĂ©crire, ethnographier en somme, ces portraits de voix, ces portraits de vies, ces portraits de femmes. Je m’essaie Ă  penser, Ă  dessiner ce peuple fĂ©minin de diseuses de la complainte humaine et sociale, arrivĂ©es Ă  la scĂšne du cabaret et du music-hall, dans ce moment crucial de l’histoire Ă©conomique, politique, artistique et morale du siĂšcle. Que pĂšsent donc l’aventure et l’esthĂ©tique d’une voix, dans les Ă©branlements et les Ă©quilibres mondiaux ? C’est vers cette question de funambule - et non de sociologue, bien sĂ»r - que je me suis tournĂ©e. Je n’étais pas bien loin dĂ©sormais, d’ Yvonne et de Robert. Quelques photographies. Le cĂ©lĂšbre portrait du peintre Van Dongen. Quelques indications de rĂ©pertoire. Des enregistrements introuvables. Yvonne George, silhouette et interprĂšte qui m’était apparue dans le sillage des mots de Desnos, resta longtemps, pour moi, une chanteuse inconnue, une voix du silence. Car si, pour l’essentiel, elle chante et des complaintes de marins et des romances sombres, elle reste, pourtant, Ă  l’écart des grandes interprĂštes rĂ©alistes, Ă  l’écart des derniers Ă©clats de leur lĂ©gende. FĂȘtĂ© par les amis de Montparnasse, le magnĂ©tisme de la fĂ©line n’est pas apprĂ©ciĂ© par les amis de Montmartre. On la nomme la diseuse snob, on parle d’elle en tant qu’interprĂšte cĂ©rĂ©brale. Un passĂ© brutal, un dĂ©tresse hors du commun la rapprochent des grandes hĂ©roĂŻnes du genre rĂ©aliste. Mais elle se dit Ă©galement fille de Nerval, dĂ©clare son dĂ©goĂ»t des hommes, ne cache pas ses passions lesbiennes. Ce sont lĂ  des extravagances » qui l’éloignent de la chanson rĂ©aliste, attachĂ©e aux figures de la misĂšre sociale, du destin, du mal d’amour, mais Ă©galement aux stĂ©rĂ©otypes masculins/fĂ©minins du monde. Alors, tandis que Damia et FrĂ©hel, avant la mĂŽme Piaf, se transforment en vĂ©ritables emblĂšmes populaires, tandis que celles-ci et d’autres deviennent les voix de ce peuple douloureux, marginal, sauvage », sans ĂȘtre subversif des chansons montmartroises 
Yvonne George, elle, ne fascine qu’un cercle d’artistes Ă©lĂ©gants. Davantage inspiratrice que porte - parole. Ainsi, je suis d’abord entrĂ©e dans le dĂ©sir de voir surgir un jour, l’écho de cette interprĂšte rĂ©aliste, Ă  la marge. Et je suis restĂ©e en cela dans le cours normal de mon enquĂȘte. Pour accompagner mon dĂ©sir, j’ai suivi la voix de Desnos, ses nombreux hommages au regard, Ă  la chevelure, aux mains, au souffle, au corps sublimĂ© en somme, de celle qui se dĂ©robait toujours. Toi qui es Ă  la base des mes rĂȘves et qui secoues mon esprit plein de mĂ©tamorphoses et qui laisses ton gant quand je baise ta main.[3]Pour accompagner mon dĂ©sir, j’ai Ă©coutĂ©, je me suis rĂ©citĂ© ces hymnes hallucinĂ©s, dĂ©diĂ©s Ă  celle qui ne rĂ©pondait pas. J’ai tant rĂȘvĂ© de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille. Je dors debout, le corps exposĂ© Ă  toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lĂšvres que les premiĂšres lĂšvres et le premier front venu.[4]C’est alors que je suis sortie du cours habituel de mes applications studieuses Ă  l’objet d’étude. J’ai rĂȘvĂ© d’Elle, de son absence, de son chant, Ă  travers Lui. Je me suis insensiblement engagĂ©e dans l’attente inquiĂšte de cette voix Ă©vanouie. J’ai rĂȘvĂ© qu’au dĂ©tour d’une image, peut-ĂȘtre, plus pensive, qu’au dĂ©tour d’un enregistrement inĂ©dit, j’allais la retrouver, familiĂšre, Ă©nigmatique. Mieux encore, j’ai rĂȘvĂ© de lumiĂšre subite, et de ravissement, j’ai rĂȘvĂ© de saisir une intuition vraie de sa prĂ©sence vocale, humaine et scĂ©nique. J’ai pris au mot l’Amour de Desnos pour aborder cet Ă©clat de voix ses lĂšvres, son visage, son silence et sa perte. 
La chair palpite Ă  son appel Celle que j’aime ne m’écoute pas Celle que j’aime ne m’entend pas Celle que j’aime ne me rĂ©pond pas[5]Le dialogue amoureux entre Yvonne et Robert est un dialogue d’étrange nature, toujours diffĂ©rĂ©, indirect, s’instaurant essentiellement entre deux langages, deux imaginaires distincts de la passion. Langage pathĂ©tique de la chanson pour Yvonne George, langage lyrique du poĂšme pour Robert Desnos. Langages qui ne se parlent pas, mais langages qui s’interpellent Ă  distance, langages qui se lient Ă  contretemps. DrĂŽle de chƓur. DrĂŽle de drame. DrĂŽle de flamme. Au delĂ  de l’échange entre homme et femme, ce dialogue amoureux se trame, se consume entre deux poĂ©tiques, au croisement bien incertain. Mais cette incertitude a fait naĂźtre et ce qui me bouleverse et ce qui m’intĂ©resse, ce qui donc me retient auprĂšs de ces deux protagonistes, auprĂšs de ces deux figures amoureusement Ă©quivoques, car toujours solidaires et toujours Ă©trangĂšres. Et c’est bien, sur ce point de l’impossible rencontre entre deux poĂ©tiques de la Passion que j’ai fait voyager mon rĂȘve ; sur ce point Ă©galement que j’ai retrouvĂ© le chemin raisonnĂ© de mon objet d’étude dĂ©peindre comment cette diseuse, ce poĂšte, sans grande connivence de culture et de code, mais soumis aux charrois des circonstances et du temps, furent traversĂ©s par la troublante aventure du chant des mots 
 Ce lieu oĂč l’Autre advient, oĂč se prĂ©pare, s’entend, se dit ce qui fait Ă©vĂ©nement pour soi. Valparaiso Hardi les gars Vire au guindeau Good bye Farewell, good bye Farewell Hardi les gars Adieu Bordeaux Hourra pour Mexico – ĂŽ – ĂŽ – ĂŽ 1930. La pĂ©riode correspond Ă  l’apogĂ©e de l’empire colonial français. Damia chante Les goĂ«lands , Florelle, J’attends un marin , Berthe Sylva, La lĂ©gende des flots bleus, autre classique de la chanson rĂ©aliste. Les marines sont les chansons du moment. Au Caphorn, il ne fera pas chaud All well, eh Au lac sale Pour la fĂȘte au cachalot Un matelot Oh eh hisse eh ohVoix de poitrine, argot de matelot, phrasĂ© appuyĂ©, notes d’attaque Ăąpres, volume vocal ample c’est en ces tonalitĂ©s abruptes et sur cet air de folklore Ă  vocation chorale, que j’entendis, pour la premiĂšre fois, un enregistrement de la chanteuse Yvonne George. Plus tard, il laissera sa peau Good bye, Farewell Good bye, Farewell Adieu misĂšre, adieu bateau Hourra pour Mexico – ĂŽ – ĂŽ – Et nous irons Ă  ValparaisoCette premiĂšre rencontre tant espĂ©rĂ©e, me surprend. Ce qui me surprend, c’est d’abord un manque de singularitĂ© dans le style chantĂ©. Les paroles enflammĂ©es de Desnos m’avaient fait imaginĂ© tout le contraire. Chercher une voix, c’est inventer sa beautĂ©, c’est dĂ©jĂ  commencer Ă  l’aimer. Pourtant , lĂ , Ă  la premiĂšre Ă©coute, je suis déçue. Et restant dans le paysage vocal de mes investigations sur la chanson fĂ©minine, je n’y trouve alors, ni l’assurance de timbre de Berthe Sylva, ni la violence d’émotion d’une Damia. Je suis déçue, mais je suis troublĂ©e aussi, par l’ambivalence trĂšs audible de cette voix chantĂ©e. TantĂŽt elle avance avec l’énergie d’une FrĂ©hel, tantĂŽt elle se moque, elle Ă©voque la raillerie d’une Marianne Oswald. DĂšs la deuxiĂšme Ă©coute, je suis frappĂ©e par l’étrange impression que, dans la voix de cette femme, il existe plusieurs voix qui se cachent, se rĂ©pondent, se rĂ©vĂšlent tour Ă  tour. Tout se passe comme si une certaine monochromie de l’interprĂ©tation rĂ©aliste Ă©tait, ici, dĂ©jouĂ©e, biffĂ©e par le travail d’une voix de l’entre-deux. La mĂ©lodie bien rodĂ©e, est par endroits zĂ©brĂ©e d’un dĂ©tail, d’un punctum, d’une exclamation, d’un rire, d’une inflexion de la voix parlĂ©e. Ces Ă©carts vibrent comme une coupure, une blessure, une ruse au dĂ©tour du chant, de sa rengaine, de ses moires. Cette intuition va se prĂ©ciser Ă  la dĂ©couverte des autres titres de son rĂ©pertoire. LĂ  ce sont tous les jeux de dĂ©placements pressentis dans la chanson de marin qui s’amplifient et rĂ©vĂšlent leurs diffĂ©rentes facettes. J’ai pas su y faire La mort du bossu Adieu chers camarades Pars
De la voix profonde Ă  la voix claire, de la gouaille au dĂ©sespoir, Ă  l’appel claironnant, rĂ©voltĂ©, du phrasĂ© grinçant aux nuances voilĂ©es de la mĂ©lancolie, c’est tout le théùtre des voix fĂ©minines du temps qui traverse cette voix. D’une chanson Ă  l’autre, c’est l’écho soudain de Florelle, d’Yvonne Printemps, d’Arletty qui effleure les sens et s’évanouit. Cette voix ne me déçoit plus. Elle me parle. Chercher une voix, c’est trouver Ă  aimer. Son style est celui de la mĂ©tamorphose. Et l’interprĂ©tation de ces chansons dites chansons vĂ©cues » est un vĂ©ritable art de composition. Ce qui l’éloigne de l’art plus expressif de voix rĂ©alistes iconiques comme celles de FrĂ©hel, Damia ou Piaf. Cette femme n’est pas star, mais actrice. Elle sculpte chaque chanson dans le matĂ©riau du texte, du scĂ©nario pour faire vivre, entre le masque et la peau, le personnage, les personnages qui aspirent Ă  quelque brĂšve incarnation
 le temps d’une chanson. La transe que convoque cette voix n’est ni dans le timbre, ni dans la rĂ©sonance, ni dans la puissance, mais dans la modulation Ă©pidermique du rĂ©citatif. Cette diseuse tantĂŽt goualeuse, tantĂŽt lyrique, cette chanteuse Ă  plusieurs voix qui faisait de la chanson un prĂ©texte Ă  ĂȘtre une autre[6] », inquiĂšte mĂȘme Yvette Guilbert lorsque, dans son tour de chant, elle introduit des airs du folklore dont la dame Ă  la voix pointue et aux longs gants noirs, se veut la spĂ©cialiste exclusive. Commencer Ă  Ă©crire, dĂ©crire une voix, c’est d’abord inventer son amour pour elle. C’est ainsi qu’avec Yvonne George, je a suffi qu’elle chante Dans une langue plus descriptive et plus directe que celle des poĂšmes composant le Recueil A la mystĂ©rieuse, Robert Desnos ĂągĂ© de vingt ans, journaliste occasionnel Ă  Paris-Soir, consacre quelques articles Ă©blouis Ă  l’interprĂ©tation d’Yvonne George, chantant Ă  l’Olympia. C’est ainsi qu’il entre en Ă©criture amoureuse transportant le lecteur - spectateur dans une vĂ©ritable scĂ©nographie de la rencontre miraculeuse. Las de l’inexplicable tristesse du temps Nous nous rĂ©fugions au music-hall /
/ Ventriloques rococo Exploits des acrobates Rire provoquĂ© par les clows et les excentriques/
/ La mĂ©lancolie s’y exalte bruyamment/
/ Mais voici qu’une femme 
 Visage d’aventure et yeux Ă©vocateurs Menue sur la scĂšne immense Geste rare et cruel Marche, scandant, la mort du petit Bossu »/
/ Voici que sa voix Ă©mouvante s’élĂšve 
Ces premiers mots d’amour dĂ©diĂ©s Ă  la voix d’une femme », dont l’étrave gigantesque prend l’ñme des spectateurs », sont animĂ©s par, ce que l’on pourrait nommer, une Ă©rotique de l’apparition. Elle se manifeste d’abord comme rĂ©cit d’un envoĂ»tement dont la tension est d’ailleurs tenue par l’intensitĂ© rythmique d’un texte Ă  forte puissance incantatoire. Il a suffi pour nous purifier Qu’Yvonne George parĂ»t /
/ Il a suffi qu’elle chante Pour que nous prenions conscience La voix d’une femme Et l’ocĂ©an dĂ©ferle /
/ La voix d’une femme Les spectateurs sombrent dans les profondeurs /
/ La voix d’une femme Et dans ces tĂȘtes subjuguĂ©es Se rĂ©veillent /
/Comme si le texte gardait inscrit le tatouage de cet envoĂ»tement dont le terme est bien, ici, Ă  entendre sans modĂ©ration, avec toute sa rĂ©sonance magique primitive et tout son fardier d’anciennes lĂ©gendes. Elle paraĂźt et des yeux qui n’avaient pas pleurĂ©, pleurent 
 »Face Ă  la femme apparue, l’amour est d’abord ce consentement intime au merveilleux, cet abandon au mystĂšre, au miracle Ă  tous ces visages de l’inquiĂ©tude », comme les identifiait trĂšs justement Robert Desnos. L’inquiĂ©tude, le dĂ©sir, le songe sont ici synonymes parce qu’ils fraternisent dans les nappes phrĂ©atiques de notre moi mythologique. La chanson, cette longue mĂ©moire, cette rĂȘverie populaire, ce bref suspens du temps, cette lumiĂšre aĂ©rienne de l’amour 
 parfois vous mĂšne Ă  ces hypnoses originelles. Certaines chansons par la vertu d’un mot plus prĂ©cieux que l’alluvion de certains fleuves sauvages par la vertu d’un ton qui est celui des plus retentissantes paroles ouvrent ces portes des domaines dĂ©sirables »L’envoĂ»tement - on le voit - mobilise une veine imaginative qui dĂ©passe la simple figure d’Yvonne George. Plus exactement, c’est sur l'invocation d’un flot d’images baroques que le sortilĂšge va pouvoir opĂ©rer. Et qu' Yvonne pourra surgir dans l'onde des merveilles, en hĂ©roĂŻne bouleversante des croyances insolites et des avenirs flouĂ©s. Dans ces soutes du cƓur, il y a 
 Le Chiffre 13 Le trĂšfle Ă  4 feuilles Le Vendredi, jour de veine Toute la mythologie populaire Vivant sur ces Ă©paves des hautes magies naufragĂ©esC'est Le merveilleux noyĂ© par une TempĂȘte nĂ©e de ses Ɠuvres Qui renaĂźt dans les bas-fonds qui l’abritent. /
/ J’admire en Yvonne George la facultĂ© de donner la vie Ă  ce qui, si facilement, n’est que momie exhumĂ©e dans le sable du cette apparition proche du frisson, du frĂ©mir va se laisser traverser, exalter par le toucher sensuel, sensible et moral de la voix - cet ĂȘtre sublimĂ© du corps. Aussi l’érotique de l’apparition se croise-t-elle en ces hommages scandĂ©s Ă  Yvonne George, avec un Ă©rotisme cĂ©rĂ©bral de la voix. Desnos ne dĂ©crit pas la voix d’Yvonne comme un musicologue ou un mĂ©lomane. Il la suit des yeux
cette voix. Il la saisit dans son théùtre d’ombre et de lumiĂšre. Il en contemple les contours, le visage, les mains, l’espace, les dĂ©cors. Mimique Ă©loquente de comĂ©dienne Mimique poussĂ©e au plus haut du pathĂ©tique Cette femme apparue nous parle Au nom de l’amour et du dĂ©sir /
/ Ce n’est pas une femme /
/ C’est une flamme /
/ »La sensualitĂ© de la voix s’instille grĂące Ă  cette vision qui la livre au regard de l’auditoire et du lecteur. Plaintes des amoureux PoĂ©sie Ă©ternelle de la rĂ©volte et de l’aventure Yvonne George les exprime par tous ses gestes, Son attitude, son existence mĂȘme » /
/C’est sous l’emprise – le charme – de cette image augurale de la voix que l’on entre dans le grand rĂȘve crĂ©pusculaire du chant et de son Ă©moi pĂ©rilleux. Le silence s’impose Ă  toute une salle frivole Quand cette chanteuse Ă©tonnante Prend la parole » /
/Dans son texte sur l’érotique » fustigeant tous les vieillards, les censeurs et les eunuques », Desnos parle du nouvel art cinĂ©matographique comme avĂšnement de l’un des plus puissants stupĂ©fiants cĂ©rĂ©braux du plaisir. Il semblerait que sa maniĂšre de mettre en scĂšne la silhouette, le mystĂšre et la voix d’Yvonne George
participe Ă©galement de cette initiation rĂ©cente Ă  l’imaginaire filmique, Ă  ses propres ressources et Ă©critures Ă©rotiques. Sous l’égide, Ă  la faveur des tĂ©nĂšbres 
 Ces femmes, ces hommes lumineux Accomplissent des actions Ă©mouvantes A titre sensuel. A l’imaginer, la chair devient Plus concrĂšte que celle des vivants /
/leurs yeux plus beaux /
/ et c’est sur eux que se porte l’amour Ă©pars » dans les se perd dans la nuit et les Ă©toiles, dans l’éblouissement naĂŻf du hĂ©ros lunaire offert au monde des regards passionnĂ©s. Et c’est bien dans la poĂ©sie native de ces faisceaux lumineux, prĂȘte Ă  ĂȘtre dĂ©coupĂ©e en aurĂ©oles », dans l’obscuritĂ© de la salle de spectacle et sous les feux de la rampe que Desnos dĂ©voile sa passion, un ĂȘtre idĂ©al, une voix, des yeux, son amour, sa muse promue comme le personnage, l’ĂȘtre si charnel de l’écran, Ă  la majestĂ© inaccessible des dieux ». C’est bien ainsi que Desnos nous fait dĂ©couvrir sa femme - flamme plus surnaturelle que les langues de feu de la PentecĂŽte». L’écriture, en plans rapprochĂ©s, de la voix aimĂ©e convoque le rĂȘve et l’artifice cinĂ©matographique en Ɠuvre dans l’univers de Desnos. Aussi cette rencontre amoureuse se trouve-t-elle, en son expression, animĂ©e par les supports, les mĂ©diations et les effervescences artistiques de son temps. Cette Ă©rotique de l’apparition suspendue Ă  la confidence fabuleuse de la voix se prolonge ici en une quasi mystique de la rĂ©vĂ©lation. Je ne suis pas de ceux qui croient que l’amour le plus pur est un amour d’eunuque pour un mannequin de glace. Je reconnais que c’est une Ă©nigme Profonde posĂ©e Ă  l’inquiĂ©tude humaine Que cette alliance en l’amour du spirituel Et du matĂ©riel. Mais cette union mystique Ne m’a jamais paru dans l’esprit de cette proposition de Desnos dans l’article intitulĂ© Amour et cinĂ©ma que j’emploie cette expression de mystique de la rĂ©vĂ©lation ». Car le toucher de la voix va de la peau Ă  l’ñme. Celle qui chante la douleur ravive intimement la plaie. Le chant suit son cours profond. Celle qui chante la passion conduit Ă  des troubles secrets. Celle qui chante le caractĂšre fulgurant des rencontres, la cruautĂ© des dĂ©parts ; le peu d’amour en somme et la tragĂ©die d’aimer, emporte chacun dans les orages, les vagues d’une vĂ©ritable maĂŻeutique du dĂ©sir. Au fond de nous-mĂȘmes, Un personnage mĂ©connu surgit /
/ Sommeillant en nous La passion s’éveille Et vous rappelle que le temps est proche OĂč nous devrions nous soumettre Ă  la Loi des rencontres dramatiques. Elle nous enseigne la suprĂ©matie De l’amour sur les lois morales /
/ L’irrĂ©mĂ©diable dĂ©chirement des vies sans folie ».C’est rien moins que la rĂ©vĂ©lation Ă  l’homme des exigences de son destin qui passe par la voix tĂ©mĂ©raire d’Yvonne. Une fois le souffle de cette grĂące passĂ©e, Yvonne George, prĂ©sence physique, peut d’ailleurs s’évanouir
 A quoi bon dire qu’elle est belle AprĂšs l’impĂ©rieux examen de conscience Auquel elle nous a l’apparition, la disparition et le fantĂŽme sort au bras du spectateur » pour voyager dans l’érotique de sa mĂ©moire. Le phonographe aprĂšs le cinĂ©ma, l’un et l’autre chers Ă  Desnos, vient graver sa poĂ©tique consolation, combler pour l’homme ce poĂ©tique besoin de miracle » qui toujours le tourmente. Il me suffit Ă  moi d’entendre un seul mot prononcĂ© par une femme invisible pour l’évoquer de pied en cap et plus rĂ©ellement, peut-ĂȘtre ; que sous son apparence terrestre[7] De ma voix Ă  l’autre voix Ainsi dĂ©crit, du cĂŽtĂ© de la femme-voix contemplĂ©e, Eros semble ne s’exprimer et ne s’éprouver qu’au masculin. Et cela mĂȘme si l’on sait que, finalement, tout abandon Ă  l’émoi vocal brouille les frontiĂšres de sexe et place la voix- en ce lieu instable, ambigu - des troubles androgynes[8]. Toutefois on ne peut se contenter de faire disparaĂźtre cette femme qui chante », Yvonne George, en fantĂŽme puissant de la mĂ©moire. On ne peut se contenter de la figer - point de vue de Desnos - en muse aux sens silencieux puisque c’est, elle, que le chant d’aimer traverse, elle, qui provoque cette hallucination de l’Ɠil et de l’ñme, elle, qui propose le dĂ©sir comme acte pathĂ©tique, elle qui lance, aux sources natives de sa voix, l’appel Ă  une Ă©rotique du dĂ©chirement. Pars sans te retourner Pars sans te souvenir Ni mes baisers Ni mes Ă©treintes Dans ton cƓur n’ont laissĂ© d’empreintes Je n’ai pas su t’aimer Pas pu te retenir Pars Sans un mot d’adieu Pars Laisse-moi souffrir Le vent qui t’apporte, t’emporte Et dussĂš-je en mourir Qu’importe Pars sans te retenir Pars sans te souvenir[9]C’est la chanson la plus caractĂ©ristique du style vocal d’Yvonne George on y retrouve et la mobilitĂ© du timbre et cette acuitĂ© de l’émotion fortement théùtralisĂ©e. La structure de la chanson est simple deux couplets, trois refrains. Une mĂ©lodie lente, rĂ©pĂ©titive. Un rĂ©cit mĂ©lodramatique proche des chansons nĂ©orĂ©alistes des annĂ©es trente qui, lorsqu’elles parlent d’amour, parlent bien davantage de dĂ©samour que de bonheur d’aimer.[10]Pourtant, Yvonne George, par tout un jeu d’inflexions parvient Ă  transformer cet air un peu monotone, un peu dĂ©suet en une plainte contrastĂ©e qui vous retient suspendu Ă  la pointe de sa voix. Premier refrain voix forte, intonation provocatrice, lancĂ©e sur un ton ironique, presque persifleur. La chanson se poursuit sur un ton proche de la colĂšre. A la reprise du refrain l’accent porte sur la vocable Pars » qui prend des allures de vĂ©ritable coup de fouet sonore. Au second complet tout bascule
 C’est de notre amour l’affreuse agonie et tout comme lui, vois, le jour se meurtRythme, prononciation, fluiditĂ© changent subitement de registre et de couleur. C’est l’entiĂšre texture de la voix qui se mĂ©tamorphose. Alors, la vague des mots se dĂ©roule dans l’espace resserrĂ© d’un vĂ©ritable tressaillement de la voix, parfois proche de l’inaudible. Ce qu’elle vit, joue et livre, c’est cet instant fragile d’avant les larmes. Et soudain la chanson se transfigure en un moment de chant tragique dont la dĂ©tresse dĂ©pouillĂ©e vous surprend, vous prend, vous enveloppe. Tu ne sauras pas toute ma dĂ©tresse Quand dans un baiser , une ultime caresse Tu t’en iras 
 avec mon pardon Le souvenir est un chemin trĂšs long Que l’on parcourt Ă  reculons Pars 
à peine effleurĂ©Bien des chansons populaires vont crescendo, explosent au final en un happy end sonore, si ce n’est moral. Celle-ci Ă©trangement, se clĂŽt sur l’expir d’un murmure ; celle-ci au bord des lĂšvres, Ă  bout de souffle, littĂ©ralement, se meurt 
 d’amour. Voix chuchotĂ©e dans les tessitures aiguĂ«s ce qui est trĂšs paradoxal et techniquement dĂ©licat, variation extrĂȘme des modulations, Ă©trange vacillement du silence il y a chez Yvonne George une audace interprĂ©tative, une approche libre, inhabituelle de la langue chantĂ©e qui met la voix au centre du poĂšme. D’un autre poĂšme plus populaire, d’un poĂšme augural lestĂ© de lyrisme, de sentiments, de chair, d’un poĂšme plus lourd d’humanitĂ©, moins attachĂ© au jeu formel des mots que le poĂšme savant. Et c’est bien dans cette poĂ©tique premiĂšre de la voix frĂŽlĂ©e, de la voix affectĂ©e que se donne Ă  entendre cette Ă©rotique indissociable de son esthĂ©tique et de son langage. Yvonne George met en prĂ©sence rĂ©elle et Ă©vanescente de l’énigme d’aimer en offrant l’Ɠuvre de sa voix, traversĂ©e d’exigence d’ĂȘtre et de dire. Le poĂšme de sa voix incarne alors ce moment rare de transfiguration et d’inquiĂ©tude oĂč le trouble Ă©rotique rejoint le trouble de l’art. Desnos sera d’autant plus stupĂ©fait devant la chanteuse que le poĂšme de sa voix, c’est aussi cet autre langage, ce sens que prĂ©cĂšde celui de la chaĂźne parlĂ©e, cette musique qui sous-tend, prĂ©forme toute signifiance, cette rĂ©sonance attachĂ©e au verbe. Autrement dit, tout ce que cherche Ă©galement l’inventeur d’acte poĂ©tique, surtout lorsque ce dernier s’inscrit dans le mouvement surrĂ©aliste des annĂ©es 20 et que, partant en guerre contre la vaine littĂ©rature, il veut rendre aux mots leur force subversive, leur incandescente libertĂ©. En dĂ©couvrant Yvonne Georg et le chant de sa voix , Desnos contemple Ă©galement son utopie poĂ©tique. Il la contemple, mais, en un miroir radicalement autre. Car, il y a bien de la distance entre la chanson du music hall et l’idĂ©al lettrĂ© de l’esthĂ©tique surrĂ©aliste. Pourtant, c’est bientĂŽt sa propre poĂ©sie qui lui deviendra Ă©trangĂšre. Une seule chanson de cette femme vaut mieux que tous mes poĂšmes » dira-t-il. L’énigme d’aimer se rejoue ici dans l’énigme d’écrire. Ecrire pour se faire aimer de qui l’on aime ; Ă©crire, chanter pour adresser un amour. La crise amoureuse Ă©pouse la crise poĂ©tique. Il a suffi qu’elle chante pour que nous prenions conscience de notre lĂąchetĂ© amoureuse de l’absence intolĂ©rable du pathĂ©tique dans notre vieS’abandonnant Ă  l’amour douloureux d’Yvonne George, Desnos abandonne ses jeux d’écritures formels du Recueil de Rrose SĂ©lavy faisant rĂ©ponse Ă  Marcel Duchamp, pour des textes dĂ©diĂ©s A la MystĂ©rieuse » dans lesquels il retrouve, Ă  sa façon, la voix de la tragĂ©die et des larmes. Peut-ĂȘtre dĂ©couvre-t-il ainsi l’autre voix refoulĂ©e du poĂšme. J’ai rĂȘvĂ© cette nuit de paysages insensĂ©s et d’aventures dangereuses, aussi bien du point de vue de la mort que du point de vue de la vie que sont aussi le point de vue de l’Amour. Toi, quand tu seras morte Tu seras belle et toujours dĂ©sirable Si je vis Ta voix, ton accent, ton regard et ses rayons L’odeur de toi et celle de tes cheveux et beaucoup D’autres choses encore vivant en moi. En moi qui ne suis ni Ronsard ni Baudelaire Moi qui suis Robert Desnos et qui pour t’avoir connue, AimĂ©e les vaut bien ; Moi qui suis Robert Desnos, pour t’aimer Et qui ne veux pas attacher d’autre rĂ©putation A sa mĂ©moire sur la terre mĂ©prisable[11]Dans l’air du temps, sur les scĂšnes repensĂ©es du music-hall – toutes les chanteuses nĂ©orĂ©alistes de l’époque en tĂ©moignent – ce sont surtout des femmes, des femmes venues de l’expĂ©rience cruciale du chant de rues, qui vont, par leur Ă©nergie, leur flamme vocales dĂ©finir un nouvel espace sensitif, un nouveau sensorium esthĂ©tique d’interprĂ©tation de la chanson populaire. Cette derniĂšre, dĂ©sormais plus proche des larmes, de la plainte que du rire ou de la rĂ©volte dĂ©limite une nouvelle configuration cathartique de rĂ©ception, entre l’artiste hĂ©roĂŻsĂ© et son auditoire captif. Yvonne George, de ce point de vue, participe au mouvement d’ensemble de cette mise en lumiĂšre d’un sujet plĂ©bĂ©ien, tragique par le théùtre fĂ©minin de la voix. Les paroliers dorĂ©navant Ă©crivent pour des voix qui leur assureront peut-ĂȘtre, la popularitĂ© attendue. Dans ce paysage du divertissement et de l'Ă©motion reprĂ©sentĂ©e, Robert Desnos, pareillement Ă  d’autres artiste marginaux du moment Francis Carco, Kees Van Dongen, Henri Jeanson, LĂ©onard Foujita, Jean Cocteau, Colette , s’engage dans la cĂ©lĂ©bration de ces interprĂštes populaires et salue la valeur iconique de leurs chants touchĂ©s Ă  l'Ăąme, aux gestes par ce dialogue funeste et sensuel, de l'amour et de la mort. Dans cette pĂ©riode de crise Ă©conomique sombre, de clivages sociaux exacerbĂ©s, des intellectuels cĂŽtoient rĂ©ellement et idĂ©alement les figures peu convenues de cette errance plĂ©bĂ©ienne. Ils voient dans le peuple, la peupleraie[12] la sĂšve des souffrances, des corps et des forces. Dans ces rapprochements datĂ©s avec l’autre parole, celle de la chanson, l’autre art, celui des saltimbanques, avec l’autre monde ou plutĂŽt avec l’autre cĂŽtĂ© fĂ©minin du monde, naissent des mystiques du ressourcement, de l’inspiration que partagent plusieurs artistes de ce temps de l’entre-deux-guerres. Desnos est l’un d’eux. Et sa rencontre avec Yvonne George porte l’écho de cette histoire. Mais rien ne sert de vouloir expliquer le destin amoureux, on peut seulement tenter de l’explorer, quand celui-lĂ  mĂȘme vous attire en son sillage 
 Constatons, imaginons seulement que nous Ă©tions lĂ  devant la figure paradoxale, presque irrĂ©elle d’un dĂ©sir demeurĂ© dĂ©sir », d’un amour-poĂšme ; autrement dit d’un amour sitĂŽt nĂ© que sublimĂ© dans le langage du manque et de la perte. Eros se parlait, s’évoquait s’invoquait alors, dans une mĂ©taphysique de l’absence qui faisait d’Elle, ombre et voix tout Ă  la fois, la figure mĂȘme de l’altĂ©ritĂ©, la figure du pĂ©ril extrĂȘme 
 Il la rejoignait dans ses dĂ©rives noctambules, ses voyages d’hĂ©roĂŻnomane, aussi. Il n’y eut que les mots pour toute Ă©treinte que les mots pour calligraphier des attentes, des baisers, des caresses
 pour travailler - petit rĂȘve d’éternitĂ© - la statue du visage et de la voix de la Muse silencieuse 
 Car aussi il subsiste dans la chanson une maniĂšre, un rĂȘve de nommer l’amour autrement
 Mais quand je me voudrais passion Les mots s’échappent et me laissent LigotĂ©e dans ma dĂ©ception Je peux chanter tout ce qu’on veut Laissez-moi juste y croire un peu Mais comme Higelin Comme les copains Je me demanderai toujours Comment faire des chansons d’amour Y’a un langage Ă  inventer
 Anne Sylvestre Comme Higelin in CD 2003 [1]Expression empruntĂ©e Ă  Marguerite Yourcenar in Portrait d'une voix, Les cahiers de la NRF, Editions Gallimard, Paris, 2002 [2] Marie- Claire Dumas, Robert Desnos ou l'exploration des limites, Editions Klincksieck, Paris 1980 [3] Les espaces de sommeil, Desnos in ƒuvres , Editions Quarto Gallimard, Paris, 2000, p. 540 [4]J’ai tant rĂȘvĂ© de toi, Desnos, p. 539 [5] La Voix de Robert Desnos, Desnos, op. cit., p. 546 [6]Expression de Robert Desnos [7]Voix de femmes, Desnos, op. cit. [8]Sur les scĂšnes de cabaret de l’époque, une chanteuse, pas trĂšs Ă©loignĂ©e d’Yvonne George, comme Suzy Solidor, le comprendra parfaitement et en jouera avec beaucoup de provocation. [9]Pars, chanson Ă©crite par Lenoir en1926 [10]On pense Ă  Escale de Suzy Solidor, dans une version voisine. [11]Non l'amour n'est pas mort, Desnos, op. cit., p. 543 [12] L'association peuple / peupleraie est librement adaptĂ©e d'une chanson de Jacques Bertin, La jeune fille blonde, extraite de Compact Disc du mĂȘme nom, disques Velen, Septembre 2002. JoĂ«lle DENIOT Professeur de Sociologie Ă  l'UniversitĂ© de Nantes, membre nommĂ©e du CNU. Droits de reproduction et de diffusion rĂ©servĂ©s © € Contenu du fichier Hardi les gars !Generated by NoteWorthy ComposerKMIDI KARAOKE FILELFrenchTHardi les gars vire au guindeau Nous irons Ă  ValparaisoTChanson de marinsTKaraokĂ© By Jen-Mi Hardi les gars, vire au guindeau Good bye farewell, good bye farewell Hardi les gars, adieu Bordeaux Hourra! oh Mexico oh oh oh Au cap Horn, il ne fera pas chaud Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez A faire la pĂȘche au cachalot Hale matelot et ho hisse et ho Plus d'un y laissera sa peau Good bye farewell, good bye farewell Adieu misĂšre, adieu bateau Hourrah! oh Mexico oh oh oh Et nous irons Ă  Valparaiso Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez OĂč d'autres laisseront leur peau Hale matelot et ho hisse et ho Ceux qui r'viendront pavillon haut Good bye farewell, good bye farewell C'est le premier brin de matelot Hourrah! oh Mexico oh oh oh Pour la bordĂ©e, ils seront Ă  flot Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez Bon pour le rack, la fille, le couteau Hale matelot et ho hisse et hoChant Prix € TRADUIRE LE BLOG CHILI 4S 2022 RÉFÉRENDUM SUR LA NOUVELLE CONSTITUTION PAGE D'ACCUEIL ARAUCARIA QR CODE TOP DU MOIS RECHERCHER DANS LE BLOG FENÊTRE SUR COUR NON A LA GUERRE !» Dessin NĂ©stor Salas Suivez-nous sur Facebook ! ☆ » IRACÍ 2021 IRACI HASSLER, NOUVELLE MAIRE DE SANTIAGO DU CHILI - Ñ - SIN MIEDO » SOLID'Art 2021 À distance, en ligne, achetez de l'art APROBEMOS DIGNIDAD » - Ñ - [Cliquez sur la flĂšche pour visionner la vidĂ©o] CHILI CAMPAGNE APROBEMOS DIGNIDAD » POUR LE RÉFÉRENDUMDU 25 OCTOBRE 2020, SUR UN CHANGEMENT DE CONSTITUTION LE TEMPS DES CERISES» - JULIETTE GRECO [ Pour Ă©couter, cliquer sur la flĂšche ] SOUS LE CIEL DE PARIS» - JULIETTE GRECO [Cliquez sur la flĂšche pour visionner la vidĂ©o] CUECADELAPRUEBO Y LA CONVENCIÓN CONSTITUCIONAL [ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ] CUECA DE L’APPROBATION ET DE LA CONVENTION CONSTITUTIONNELLE »[ Pour Ă©couter, cliquer sur la flĂšche ] CUECADELAPRUEBO Y LA CONVENCIÓN CONSTITUCIONAL EL PUEBLO UNIDO JAMÁS SERÁ VENCIDO » COVER GIOVANNI MIRABASSI [ Pour Ă©couter, cliquer sur la flĂšche ] EXTRAIT DE L'ALBUM ADELANTE!», ENREGISTRÉE CHEZ DISCOGRAPH‎– 3700426916790, 2011. 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ChantĂ© par les marins, la mĂ©lodie entraĂźnante accompagne les matelots dans leur travail. Hardi les gars, vire au guindeau Good bye farewell, good bye farewell Hardi les gars, adieu Bordeaux Hourra! oh Mexico ooo Au cap Horn, il ne fera pas chaud Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez A faire la pĂȘche au cachalot Hale matelot et ho hisse et ho Plus d'un y laissera sa peau Good bye farewell, good bye farewell Adieu misĂšre, adieu bateau Hourrah! oh Mexico ooo Et nous irons Ă  Valparaiso Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez OĂč d'autres laisseront leur peau Hale matelot et ho hisse et ho Ceux qui r'viendront pavillon haut Good bye farewell, good bye farewell C'est le premier brin de matelot Hourrah! oh Mexico ooo Pour la bordĂ©e, ils seront Ă  flot Haul away hĂ©, hou lĂ  tchalez Bon pour le rack, la fille, le couteau Hale matelot et ho hisse et ho

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